Ouvrez le livre Troizenfants et laissez-vous embarquer dans un conte alambiqué ; l’univers est fort, mordant, bigarré aussi, mais jamais on ne s’y perd. C’est avec poésie et justesse que s’entrelacent étroitement imprimés et couleurs d’influences variées ; les vêtements se révèlent, étonnants d’originalité. De plus, la créatrice, Valérie Herbert, porte un intérêt tout particulier à la coupe : les jeux de plis semblent être son péché mignon, et on en raffole ! Les détails regorgent d’ingéniosité et de finesse, les finitions sont parfaites et minutieuses. Les matières sont belles et agréables à porter. L’histoire raconte que celui ou celle qui pénètre au royaume de Troizenfants s’amourache de l’ogre à grands pieds et finit par s’y installer. Dans une cabane en réglisse et pain d’épice, bien sur.